Quelques rappels de musique

Voici quelques rappels de notions musicales basiques en cas de doute sur une partition Clin d'œil

Ces quelques pages vous aideront peut-être dans la lecture et l'interprétation des partitions. Mais n'oublions jamais que quoiqu'il soit écrit sur la partition, il ne s'agit que de théorie et notre chef reste souverain quant à l'interprétation qu'il désire, qu'il s'agisse des nuances, du tempo, etc.

Utlisez les flèches dans le bas pour naviguer sur les différentes pages.

Les figures de notes et silences

Voici les principales figures de notes et de silences avec leur nom et le nombre de temps qu'elles représentent.Figures

Les nuances

Même le chant ou le morceau le plus simple techniquement n'aurait aucune beauté sans les nuances. Elles représentent le "volume sonore" que doit fournir le choriste.

Ce sont elles qui constituent le relief d'une mélodie et c'est bien souvent en les respectant que l'on transmet toute la beauté de l'oeuvre.

Bien sûr dans une chorale nous sommes nombreux donc il faut presque les "exagérer" pour que de l'extérieur la différence entre un "forte" et un "piano" soit flagrante !

Voici une liste des principales nuances rencontrées dans les partitions :

Nuances

 

On rencontre aussi souvent le crescendo qui nécessite de chanter de plus en plus fort, et le decrescendo pour l'inverse.

Crescendo

 Au lieu des chevrons, on peut trouver l'abréviation "cresc." pour le crescendo et "decresc." ou "dim" pour le decrescendo.

Les accents

Les accents donnent de la dynamique et du phrasé au chant. Ils indiquent comment jouer ou "prononcer" la note.

Voici les plus courants :

AccentuationsDe gauche à droite :

- le staccato : il faut "piquer" la note avec légèreté sans maintenir le son

- le staccatissimo : il faut attaquer la note de façon incisive, assez semblable à la note piquée du staccato.

- le marcato : il faut accentuer la note, donner de l'insistance pour qu'elle resorte davantage.

- l'accent : même principe que le chevron, mais la note a tendance à s'estomper juste après avoir été accentuée, telle une cloche qui résonne.

- le tenuto : il faut poser la note et l'exprimer sur toute sa durée avec un soupçon de "lourdeur" (mais pas trop tout de même !)

 

A l'inverse de ces accents, des notes liées par une liaison de phrasé doivent être exécutées sans attaque. En chant elles ne sont utiles que pour des voyelles ou semi voyelles telles que "oh" ou "ah"...

LiaisonExemple : dans la première mesure on ne prononce qu'un seul "oh" qui dure pour les trois notes, alors que dans la seconde on prononce trois "oh" distincts.

 

Les reprises

Très présentes dans nos partitions, elles permettent de répéter une partie du morceau sans avoir besoin de tout réécrire (et d'avoir des partitions de vingt pages !).

Il en existe plusieurs dont il faut comprendre le mécanisme :

- la reprise :

Reprise

On répète une deuxième fois la partie située entre les deux barres de reprise (les doubles barres pointées). Si la barre de reprise de gauche est absente, alors on reprend depuis le début du morceau.

Lorsque l'on chante la partie située entre les barres pour la seconde fois, on saute la partie située sous le "pont 1". pour arriver directement au "pont 2.". Si ces ponts sont absents, alors on ne saute rien et on continue à la suite.

 

- le signe de renvoi :

RenvoiExactement le même principe que la reprise. Lorsque l'on rencontre le deuxième "S barré", on reprend la partition à partir du premier "S barré". Si ce dernier est absent, on reprend depuis le début.

Il arrive que le deuxième "S barré" soit remplacé par l'expression "Da Signo" ou "D.S" en abrégé. Cela ne change rien au mécanisme.

Enfin, l'équivalent des "pont 1." et "pont 2." s'appelle la coda. Lorsque l'on chante la partie pour la seconde fois, si l'on rencontre le symbole de coda Coda ou bien l'expression "al coda" ou encore "to coda", on doit sauter toute la partition pour reprendre au deuxième symbole de coda Coda (ou bien au mot "Coda") figurant plus loin. Dans ce cas l'indicateur de reprise aura été "D.S al coda" ou bien un "S barré".

 

- le Da Capo

Il ressemble au signe de renvoi, mais là pas de doute, on reprend la partition depuis le tout début. Il est noté en toute lettres "Da Capo" ou en abrégé "D.C" et se trouve en toute fin de partition. 

S'il est précisé "D.C al fine", alors on ne doit pas rechanter le morceau dans son intégralité mais s'arrêter au mot "Fine" ou "Fin" que l'on aura préalablement rencontré dans la partition.

 

 

 

Les respirations et pauses

La respiration est représentée par une apostrophe au dessus de la portée. 

RespirationElle indique l'endroit ou il faut respirer. Il est important de la respecter pour que tout le monde respire au même moment (car cela risque d'écourter quelque peu la note donc il ne faut pas que certains choristes la tiennent et d'autres pas...) et aussi pour ne pas respirer à un autre moment inopportun comme au milieu d'une phrase ou d'une liaison.

 

La césure est représentée par une double barre oblique au dessus de la portée.

Césure

Lorqu'on la rencontre, le chef arrête sa mesure et le chant reste un instant en suspend, même au milieu d'une mesure ! 

 

Le point d'orgue indique qu'il faut prolonger la note le temps que le chef nous l'indique. Là encore le chant reste un instant en suspend. S'il est situé au dessus d'un silence, on l'appele point d'arrêt.

Point d'orgueUn point d'orgue à gauche, un point d'arrêt à droite.